Le lieu où trancher le Nœud Georgien / En compagnie de Charles IV de Lorraine, Charles Mus et Hélène de Grassis !

Publié le par L´homme à la culotte rouge / Polar historique

 

 

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Peu d’ouvrages ont été consacrés à l’histoire des Monts de Piété anciens, sans doute en raison de la rareté des documents s’y rapportant, le plus souvent détruits lors de leur disparition.

 

Et lorsque les auteurs se sont penchés sur l’étude de ces établissements, leur approche est toujours impersonnelle, les acteurs de ces Monts étant sacrifiés aux mécanismes financiers. 

 

Par chance, les Archives de Nancy nous ont permis de mettre un nom sur ces personnages qui ont fait la vie quotidienne du Mont de Piété établi dans la capitale lorraine.

 

Créé en 1630, après plusieurs tentatives ratées, par le duc Charles IV de Lorraine, ce souverain va confier à Charles Mus, ancien lombard et directeur du Mont de Piété de Thuin, en principauté de Liège, un entrepreneur hors du commun, la mise en œuvre d’un semblable établissement à Nancy. 

 

Malgré des conditions épouvantables : peste, famine et guerre, notre administrateur, puis sa femme Hélène de Grassis, également d’une famille d’usuriers lombards, et enfin leur fils Basile Mus vont réussir à maintenir cette institution jusque vers 1663.

 

 

Au fil des pages, c’est l’activité journalière du Mont qui prend corps : bâtiments, collecte de l’épargne, créanciers, biens confiés, organisation des ventes, personnel etc. Mais c’est aussi l’incroyable saga d’une famille dont l’histoire se confondera, pendant plus de 30 ans avec celle de la capitale lorraine et de ses habitants : la lutte contre la peste qui décime la ville et emportera Charles Mus,l’occupation française, les liens étroits avec la famille Callot, le peintre Georges de la Tour, la noblesse nancéenne, l’établissement des enfants du couple, la fuite d’Hélène de Grassis à Bruxellesavec une grande de partie des gages, la banqueroute, l’emprisonnement de Basile Mus dans les geôles ducales.

Le Mont, essentiellement dans l’intérêt des créanciers, sera maintenu en activité pendant encore une quinzaine d’année. Il disparaîtra définitivement en 1664 pour sombrer dans l’oubli dont nous l’avons tiré.


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